Cette semaine de rentrée, de l'Indie Pop et Tom Waits ; Des blogs, du design et de l'éthique ; Des jeux et du vrac.
En début de semaine j’ai beaucoup écouté Horsegirl, leurs deux albums et leur Session KEXP
Et en revenant sur les marques-pages des semaines précédentes, j’ai exhumé l'article Indie Pop Big Year Out sur Bandcamp Daily. Ce billet reviens sur le petit revival Indie Pop qu’on a pu voir en 2025 et qui a compris des groupes, des labels et des zines souvent menés par des gens plutôt jeunes.
Outre les bons conseils d’écoutes, j’ai relevé deux trucs très intéressants dans l’article :
D’abord, le fait que l’indie pop soit très proche de l’ethos punk DYI et aille dans le sens d’une démocratisation de la création musicale :
“Indie pop shares an ethos with punk, meaning you don’t have to have attended Juilliard to form a band—you can just start one with your friends,” O’Hara says. This makes it consistently appealing and prevalent, not something reserved for rich kids or learned musicians. “It does not require huge resources, it doesn’t require refined musicianship, and it tends to come from the ground up, rather than being created somewhere in the music ‘industry,’ so it’s always available,”
Ensuite l’idée que le succès de ce style en 2025 pourrait être lié à la diffusion de l’IAgen : répondre aux contenus générés par quelque chose d’imparfait, d’artisanal, de très simplement humain. Au final, on retrouve ça — ou une veine très proche — dans la mode des zines, dans le courant “smallweb”, ou dans le retour des blogs (dont tout le monde semble parler depuis une semaine – cf plus bas), ou du dernier comic de David Revoy
Alongside this, Pursey observes “a reaction to the cold, dead world of big tech,” with his label championing physical music formats. “In particular, there is a fear of content being artificially generated,” he says. “That anxiety, I reckon, is partly why this kind of music appeals. It’s imperfect in a way that guarantees a human made it.”
Tom Waits est sorti de sa retraite, en apparaissant dans « The Human Factor » un documentaire italien sur la pauvreté aux US. Il y lit certains de ces poèmes, et y chante une superbe version de Tom Traubert's Blues
Le documentaire The Human Factor est disponible (en anglais) sur le site de la RAI
Deux sessions live :
Dans quelques mois, je vais pouvoir voir Memorials, projet réunissant Verity Susman d’Electrelane et Matthew Simms de Wire. Possible que j’ai émis un petit “squuuueeeeee” en apprenant ça.
Ça a été un thème récurrent sur masto et ailleurs cette semaine, avec notamment ces deux textes qui ont semblé faire des émules :
A voir ce que ça donnera, et j’avoue j’espère un peu que ça ne devienne pas juste une manière d’avoir encore plus d’audience pour des gens comptant déjà les abonnés twitter, bluesky ou masto par milliers (la blogosphère des rockstars, ça m’intéresse moyen, en vrai), mais bien par un pullulement de gens qui font plein de trucs sympa et ont envie de partager :)
Dans Personal Computing, Tante de Smashing Frames développe l’idée que le verrouillage de l’informatique par les GAFAMS a été de pair avec l’homogénéisation des usages et des outils. Avec ça serait venue une perte de l’aspect “personnel” de l’informatique : les multiples possibilités de personnalisations, de bidouilles, d’adaptations, la diversité des outils et approches adoptées par chacun, etc.
Des possibilités individuelles, mais aussi collectives : avant la standardisation et la diffusion large d’outils via le web, chaque utilisateur disposait surtout de ressource spécifiques à son entourage, ce qui créait un ensemble de « paysages informatiques », de cultures logicielle plus variées, d’habitudes locales propres à une école, une entreprise, une famille, un cercle de potes…
Sans idéaliser cette époque de l’informatique personnelle (avec ses souci d’interopérabilité, de compatibilité, ses limites techniques), Tante regrette à la fois ces pertes de libertés personnelles et la disparition de cet aspect collectif et communautaire, et rappelle qu’une technologie ouverte doit être un projet sociale et collectif.
Sur les bons conseils de Tante, j’ai passé un bon bout d’aprèm à lire tout le blog de Stephen Farrugia, “Faster and Worse, qui réfléchit sur le design, l’UX, leurs usage et les questionnement éthiques qui entourent tout ça.
Petite selection :
Côme Martin lance un financement participatif pour l’impression de 3 de ses jeux : HEX & THE PUNKS, SEXE/VIOLENCE/CACA 3 : RÉBELLION SUR LA PLANÈTE ÉTRON (imprimé sur du papier toilette), et ON ÉTAIT PUNK.
Petit coup de cœur sur les figurines de Statuesque miniatures
Et il existe une extension pour Forbidden Psalms qui utilise certaine de ses figs : Cloth Goblins