Semaine 1

Cette semaine : Hen Ogledd pour le moral ; du Tolkien-nerdisme ; Encore du webcomics ; Un retour sur la série Pantheon


Deuxième semaine de vacances, avec encore moins de temps passé derrière mon ordi ou le nez dans mon tel. Du coup, pas grand-chose à mettre dans ce billet, mais j’avoue que ça fait du bien.

En musique :

Petit coup de cœur via Erich Zahn sur Masto : « Scales Will Fall » du groupe Hen Ogledd.

Le clip est un petit moment de bonheur qui fait franchement du bien :)

Pour les nerds de Tolkien :

Dans Tolkien and Éowyn Between Two Wars, Bret Devereaux explore à travers le personnage d’Éowyn la façon dont Tolkien apparaît parcouru par un conflit entre deux visions de la guerre :

J’aime bien l’éclairage que ça apporte sur Tolkien, et ça permet de revoir son traitement d’Éowyn sous un meilleur jour en le remettant dans ce cadre-là :)

Webcomics :

Cette semaine, j’ai bingé Kill Six Billion Demons, de Tom Bloom.

La trame est assez classique mais efficace : une jeune femme lambda se retrouve dotée d’un artefact mystérieux et des pouvoirs qui vont avec et est propulsée dans un multivers chaotique et violent où elle devra affronter démons et divinités.

L’univers est bien baroque, largement inspiré de la mythologie et des religions asiatiques (hindouiste, principalement), mais pas que. J’ai beaucoup apprécié et j’attends la conclusion (la série est à dans ses derniers chapitres) avec impatience

Et aussi, je (re)découvre le plus gros défaut des webcomics, bd, séries et autre : la frustration quand après avoir enchaîné page sur page ou épisode sur épisode tu finis par rattraper la publication en cours et doit désormais subir le rythme toujours trop lent de publication pour avoir ta dose 🥲

Visionnage : Pantheon

(Attention : spoilers potentiels)

Ces temps-ci à la maison, on a regardé Pantheon, série d’animation basée sur une nouvelle de Ken Liu (il est aussi crédité en tant que consultant).

Le TL;DR : La jeune Maddie commence un jour à recevoir des messages de son père décédé sur son ordinateur; Il lui révèle qu’il n’est pas mort mais sa conscience a été scannée et uploadée sur un serveur par la compagnie qui l’employait, il est désormais une "UI", une Uploaded Intelligence.

A partir de ça, on va suivre d’abord le combat de Maddie et sa famille contre l’employeur de son père, les manigances et manipulations de cet employeur, puis de façon plus large les impacts de l’apparition des UI sur le monde.

Globalement, C’est bien raconté, les personnages sont assez attachants, ça se laisse regarder (et ça a le mérite de durer que deux saisons) et j’ai passé un bon moment devant, même si rien dans les thèmes abordés ne risque de surprendre des spectateurs habitués de la SF et des discours ésotériques des techbros les plus allumés : upload de la conscience, transhumanisme, singularité, etc, etc.

D’un point de vue plus critique : Les deux saisons de la série sont sorties en 2022/2023 et ont donc été produites à un moment où la hype LLM était encore balbutiante. Et ça se voit, et ça m’a donné l’impression étrange que c’est un peu daté alors que c’est relativement frais (Il s’en est passé, des trucs sur ces quelques années).

J’ai aussi une petite déception dans le fait que la série ne se détache pas vraiment du discours transhumanisme et du messianisme de la Tech autour de l’IA et de la Singularité. Sous ses aspects les plus évidements sectaires, c’est le discours mis dans la bouche des antagonistes, mais la fin de la série tends à reprendre beaucoup de ce discours sans trop de distance critique ou d’interrogations, c’est dommage.

Je ne sais pas si ce point-là est présent dans l’œuvre originale de Ken Liu, de mémoire ça n’est pas quelque chose de trop présent dans ce que j’ai lu de lui, mais ça mériterait une relecture. Et ça m’étonnerait pas forcément : après tout Liu est développeur de profession, vie en Californie, a travaillé dans la de grosses boites de la Tech et est probablement très exposé à ces discours.

Aussi : la conclusion très « Big Sense of Wonder / Big Dumb Object » me laisse penser que vraiment, les auteurs de SF ont un besoin irrépressible d’imaginer des dieux, même quand ils le nient explicitement via le discours de leur personnage ^^